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Table des matières

1. Général
  • 1.1. Pourquoi avoir choisi de faire une F.A.Q pour présenter votre société ?
  • 1.2. Pourquoi privilégiez-vous l'amplificateur dans les systèmes que vous conseillez ? N'est-ce pas prêcher pour votre chapelle ?
  • 1.3. Vous mettez en avant le " naturel ", la " vérité du son et de la musique ", jamais la " perfection " tant vantée par vos concurrents. Y a-t-il une raison à cela ?
  • 1.4. Comptez-vous produire des amplificateurs à tubes ?
  • 1.5. Les amplificateurs que vous proposez sont-ils destinés à être changés sitôt que paraît la nouvelle version ?
  • 1.6. Sur tout les amplificateurs commercialisés actuellement, figure une étiquette (ou une inscription) " Norme CE ". Ceci a-t-il un rapport avec les qualités sonores de l'appareil ?
  • 1.7. Ne pourriez-vous concevoir des amplificateurs plus puissants ?
  • 1.8. Comptez-vous produire un jour des enceintes acoustiques ?
  • 1.9. Qu'en est-il du service après vente ? N'ai-je pas plutôt intérêt à me tourner vers une grande marque ?
  • 1.10. Les constructeurs de matériel grand public ne sont-ils pas mieux placés qu'une petite société telle que la vôtre pour créer des appareils de haute qualité ?
2. Ecoute
  • 2.1. Lorsque j'écoute de la musique folk ou country sur mon système avec l'ampli Invocation 01 (ou 02, ou 03), le chanteur a un accent nasal; je ne l'entendais pas sur mon précédent amplificateur ?
  • 2.2. Je trouve que mon système manque d'équilibre avec votre amplificateur. Auparavant, j'avais beaucoup plus de basses ?
  • 2.3. Comment peut-on parler de naturel lorsqu'il s'agit de musique amplifiée ou synthétisée ?
  • 2.4. L'aigu de vos appareils n'est-il pas trop métallique ?
  • 2.5. Pourquoi d'autres marques ne se sont-elles pas lancées dans la fabrication d'appareils similaires aux vôtres quant à la sonorité ?
  • 2.6. Quelle est la catégorie d'auditeurs qui apprécie le plus vos appareils ?
  • 2.7. Les mos-fets ont la réputation d'avoir un son plutôt chaud et doux dans l'aigu, et mou dans le grave, avec un bon médium. Qu'en pensez-vous ?
  • 2.8. Est-ce que les chiffres concernant la distorsion ne sont pas les plus importants ?
  • 2.9. On prétend que certains appareils mettent mieux en valeur le rythme et le tempo de la musique que d'autres. Est-ce vrai ?
  • 2.10. On a pu parler d'"écoute intellectualisée" pour qualifier certains appareils. Qu'est ce que cela signifie ?
3. Technique
  • 3.1. Vos appareils sont très dépouillés : pas de réglages de graves ou d'aigu, pas de balance. Pour quelle raison ?
  • 3.2. Est-ce que le son de vos électroniques, plus net et plus clair que celui des autres appareils du marché, ne risque pas de fatiguer à la longue ?
  • 3.3. Vos appareils sont tous annoncés avec les mêmes spécifications techniques, quelle que soit leur place dans la gamme. Comment l'expliquez-vous ?
  • 3.4. Vos appareils ont un aspect artisanal : ne pourriez-vous avoir une finition de type industriel ?
  • 3.5. Est-ce qu'une puissance de 40 W sous 8 Ohms (celle annoncée pour la gamme Invocation) ne risque pas d'être un peu juste sur mon système ?
  • 3.6. Est-il nécessaire d'avoir une pièce spéciale, étudiée et soigneusement aménagée pour faire fonctionner correctement vos appareils, éventuellement avec les sources et les enceintes que vous préconisez ?
  • 3.7. Vos amplificateurs sont-ils capables d'alimenter tous les types d'enceintes acoustiques ?
  • 3.8. En quoi le principe du montage " en l'air " sur une carte sans cuivre est-il un avantage par rapport aux montages classiques ?
  • 3.9. Pourquoi utiliser le bois comme matériau de fabrication des coffrets de vos appareils ?
  • 3.10. En plusieurs endroits de vos appareils, des composants sont coulés dans le silicone. N'y a-t-il pas de risque qu'il s'enflamme ?
  • 3.11. Quelle est la durée de vie de vos appareils ?
  • 3.12. Que pensez-vous du critère de bande passante ? N'est-ce pas une donnée importante pour juger de la qualité d'un système ?
  • 3.13. Pourquoi avoir donné la préférence aux transistors mos-fets comme composants de puissance de vos appareils ? Sont-ils forcément supérieurs aux bipolaires ?
  • 3.14. Pensez-vous que l'on puisse concevoir un appareil musicalement parfait en le rendant parfait aux mesures ?
  • 3.15. Quel est selon vous le meilleur type d'enceinte acoustique ? Plutôt conventionnel (électrodynamique), et dans ce cas avec quel système de charge acoustique : close, bass-reflex, ligne de transmission, ou plutôt électrostatique, ou autre ?
  • 3.16. Pourquoi les autres constructeurs ne fabriquent-ils pas des appareils simples, si cela apporte des avantages ?
  • 3.17. Certains fabriquants d'amplificateurs mettent en évidence la taille des capacités d'alimentation, et leur valeur totale, pour vanter les qualités de leur produit et l'énergie dont il dispose. Est-ce important ?
  • 3.18. Est-ce que les amplificateurs en classe A ne sont pas, par définition, les meilleurs. (Puisque ce sont des appareils « de première classe ! ») ?
  • 3.19. A quoi correspond, techniquement, un amplificateur en classe A ?
  • 3.20. Puisque les amplificateurs ont un mode de fonctionnement désigné par une lettre, comment peut-il exister une classe « AB »  ?
  • 3.21. Est-ce qu'un amplificateur est ou n'est pas en classe A, ou bien existe-t-il une gradation ?
  • 3.22. Qu'est-ce qu'un amplificateur en classe AB ?
  • 3.23. On dit parfois que les amplificateurs en classe A sont les plus performants. Est-ce exact ?
  • 3.24. On dit qu'un amplificateur en classe A génère moins de distorsion qu'un amplificateur en classe AB. Est-ce exact ?
  • 3.25. Les amplificateurs de classe D ( ou amplificateurs numériques ) sont très en vogue actuellement. Ont-ils un réel intérêt  ?
  • 3.26. Les amplificateurs de classe B ont-ils un intérêt en matière de reproduction sonore ?
  • 3.27. Que pensez-vous de l'utilisation du format 5.1 (ou 6.1, ou 7.1) pour la restitution musicale.
4. Home-cinema
  • 4.1. La restitution des bandes son des films - le home cinema - ne réclame-t-elle pas des appareils spécialement conçus ?
  • 4.2. lorsque je regarde "2001, l'odyssée de l'espace" je n'entends pas le bruit du vaisseau spatial. Est-ce normal ?
  • 4.3. Ne vaut-il pas mieux avoir un amplificateur Home Cinema avec un décodeur intégré 5.1 (ou 6.1, ou 7.1) plutôt qu'un système à décodeur séparé, ou intégré au lecteur DVD  ?
  • 4.4. Ne vaut-il pas mieux avoir une installation 7.1 plutôt que 5.1 ? (Ou 6.1 plutôt que 5.1 ...) ?
  • 4.5. La présence du caisson de grave n'est-elle pas impérative dans un système Home Cinema  ?
  • 4.6. Est-ce que la voie centrale - généralement placée sous l'écran - n'est pas indispensable en Home Cinema ?
  • 4.7. Les blocs monophoniques que vous projetez de réaliser seront-ils « spéciaux pour le home cinema » au niveau de leur sonorité ou de leurs spécifications techniques ?

1. Général

1.1. Pourquoi avoir choisi de faire une F.A.Q pour présenter votre société ?

Aujourd'hui, la F.A.Q est un produit qui est entré dans les moeurs des utilisateurs d'INTERNET. Ce mode de documentation permet de présenter des produits, leur fonctionnement, de façon vivante et interactive. Cela permet, aussi bien au redacteur qu'aux lecteurs du document de fournir et/ou découvrir les renseignements dont ils ont besoin en suivant leur centre d'interêt.

Nous avons divisé la F.A.Q en quatres grandes parties :
  • Général : Toutes les questions concernant, l'entreprise, la Haute Fidélité, etc...
  • Ecoute : Toutes les questions que vous pouvez vous poser au sujet du son de nos appareils.
  • Technique : Nos appareils ont un son extraordinaire, il est logique de chercher &agave;  connaître le pourquoi...
  • Home-cinema : Nos systèmes apportent une vraie solution au home-cinema. Si vous avez des questions...


1.2. Pourquoi privilégiez-vous l'amplificateur dans les systèmes que vous conseillez ? N'est-ce pas prêcher pour votre chapelle ?

Tout d'abord, nous ne privilégions l'amplificateur que pour les systèmes d'entrée de gamme. Dans ceux-ci, l'objectif est d'arriver à un bon niveau de qualité tout en prenant en compte des contraintes de budget. Si nous jugions que le degré de fidélité musicale et sonore obtenu est insuffisant, nous recommanderions des enceintes et des sources plus coûteux. C'est d'ailleurs le cas pour les platines vinyle, ou nous estimons qu'un investissement supérieur à celui du lecteur CD est nécessaire - aussi bien pour le respect de la musique, que pour celui des disques : une platine mal conçue peut très vite détériorer des 33 tours parfois irremplaçables. Il se trouve simplement qu'un système de lecture phono sainement conçu est plus onéreux à fabriquer qu'un lecteur CD.

Concernant les enceintes, l'expérience a prouvé que nos amplificateurs peuvent magnifier des enceintes - correctement conçues - d'entrée de gamme, tout en étant capable de faire encore mieux sur des modèles plus évolués.

1.3. Vous mettez en avant le " naturel ", la " vérité du son et de la musique ", jamais la " perfection " tant vantée par vos concurrents. Y a-t-il une raison à cela ?

De façon générale, nous tenons la perfection pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle doit rester : une idée philosophique. Si la perfection existait en matière de restitution sonore, on pourrait restituer le philharmonique de Berlin, ou bien un concert de rock, en grandeur nature, et à plein volume, dans un appartement, ou dans une cabine téléphonique... Et ce n'est pas encore le cas. D'ailleurs, si la perfection est atteinte, pourquoi créer régulièrement de nouvelles gammes de produits ? Nous préférons tenter d'approcher la vérité, plutôt que de nous bercer d'illusions. Si nous modifions un appareil, ou en créons un nouveau, c'est que nous estimons - et que suffisamment d'auditeurs ont estimé - qu'il va dans le sens de cette approche.



1.4. Comptez-vous produire des amplificateurs à tubes ?

C'est un de nos objectifs à moyen terme. En fait, la technologie transistor (avec en particulier l'usage des mos-fets de puissance, comme c'est le cas sur nos appareils) autorise de bons résultats. C'est également le cas des tubes, mais nous ne proposerons des appareils faisant appel à cette technologie que lorsque nous les jugerons légitimement bien placés - quand nos modèles d'essai seront suffisamment aboutis pour être capables de tenir correctement leur place dans notre gamme.

Dans le principe, ils devraient apporter des qualités autres par rapport aux transistors. Restera à estimer leurs performances globales.

1.5. Les amplificateurs que vous proposez sont-ils destinés à être changés sitôt que paraît la nouvelle version ?

Nous assurons sur demande la mise à jour de nos amplificateurs, elle permet d'assurer la pérennité de votre investissement. Lorsqu'une nouvelle version est disponible, il vous est possible de demander le changement des modules d'amplification. Ce changement, effectué dans nos ateliers, et pour une fraction du coût d'un appareil neuf, vous permet de profiter des performances de la nouvelle gamme d'appareils sans avoir à changer le vôtre.



1.6. Sur tout les amplificateurs commercialisés actuellement, figure une étiquette (ou une inscription) " Norme CE ". Ceci a-t-il un rapport avec les qualités sonores de l'appareil ?

Il y a effectivement un rapport, mais il n'est pas intentionnel. La norme CE porte - liste non exhaustive - sur la sécurité électrique, la sécurité incendie, les problèmes de parasites électromagnétiques éventuels..., non sur le niveau de qualité sonore.

En revanche, il est certain que, pour différentes raisons techniques, la mise en conformité des appareils peut avoir un effet sur la qualité sonore. Nos amplificateurs sont conformes à la norme, mais cet effet, nous l'avons corrigé. En revanche, beaucoup de constructeurs d'amplificateurs ont opté pour l'autocertification : autrement dit, ils ont décidé d'apposer leur signature sur un document où ils déclarent que leur appareil est conforme aux normes. Cette démarche est permise par la loi. Mais elle n'oblige à aucune garantie objective quant à la conformité des appareils. Pour eux, l'avantage de cette façon de faire est triple : ils font l'économie des tests coûteux pratiqués par les laboratoires spécialisés. Ils peuvent, s'ils le souhaitent, ignorer les contraintes de la norme : ils font donc une nouvelle économie, en évitant des modifications. Et enfin, l'écoute de leurs appareil n'est pas modifiée. En ce qui nous concerne, nous ne faisons aucune concession, ni sur la sécurité, ni sur les autres points : nos appareils sont certifiés par un laboratoire indépendant. Ils sont donc, comme indiqué plus haut, à tout point de vue aux normes. Cependant, il est hors de question que la mise aux normes se fasse au détriment des qualités de restitution de nos appareil. Donc, Nous avons comparé aux mesures et à l'écoute des appareils mis aux normes avec des amplificateurs témoins, réalisés avant la mise en conformité. Puis, nous avons travaillé sur les versions conformes, afin que leur niveau de qualité sonore soit au moins égal à celui des appareils témoins.

Ils ont alors été examinés à nouveau par le laboratoire pour attester leur conformité. C'est une démarche contraignante, mais elle a porté ses fruits...

1.7. Ne pourriez-vous concevoir des amplificateurs plus puissants ?

Nos appareils ont généralement une puissance plus que suffisante pour la restitution musicale et le home cinema dans la majorité des cas. Dans le cas de besoins en puissance supérieurs, il est possible dans le cas d'enceintes bi ou tricâblables, de faire appel à nos appareils en multi-amplification -ce qui accroît beaucoup la puissance disponible. D'autre part, nous comptons commercialiser très prochainement des blocs de puissance "bridgés" délivrant une puissance efficace de l'ordre de 120 Watts sous 8 Ohms, ce qui pourra entre autres convenir pour un usage professionnel type studio. Enfin, rien ne nous empêche techniquement d'envisager une puissance supérieure, mais celle-ci ne sera utile que pour certaines applications bien spécifiques - comme par exemple, un home cinema installé dans une très grande pièce, une discothèque, ou bien pour alimenter des enceintes au rendement électrique vraiment très faible. Pour tout vous dire, de tels appareils sont à l'étude, et pourraient être lancés à plus ou moins long terme. Ils seront évidemment capables de supporter un fonctionnement en mode bridgé, ce qui conduira à des amplificateurs de plus d'un kiloWatt et au-delà. N'oubliez pas qu'il s'agit en plus de puissances très sous-estimées par rapport à la marge dynamique réelle de nos appareils.



1.8. Comptez-vous produire un jour des enceintes acoustiques ?

C'est envisageable. Nous avons d'ailleurs effectué des recherches dans ce sens. Nous ne les proposerons aux mélomanes et aux amateurs de home cinema que lorsque nous jugerons qu'elles apportent réellement un mieux comparativement aux modèles existants. C'est également vrai pour les lecteurs CD/DVD.



1.9. Qu'en est-il du service après vente ? N'ai-je pas plutôt intérêt à me tourner vers une grande marque ?

Notre SAV est basé sur le principe de la rapidité et de l'efficacité. Nous n'y avons d'ailleurs aucun mérite, si ce n'est celui d'avoir conçu des appareils volontairement simples, où le nombre de composants est minimisé - ce qui permet au passage d'en augmenter très significativement la qualité et donc, la qualité sonore et la fiabilité : les réparations éventuelles sont donc très simples, et beaucoup plus rares qu'avec des produits complexes. Certains appareils comportent plusieurs centaines de composants bon marché. Ce n'est pas le cas des nôtres...



1.10. Les constructeurs de matériel grand public ne sont-ils pas mieux placés qu'une petite société telle que la vôtre pour créer des appareils de haute qualité ?

Certes, les grands constructeurs de matériel audio disposent, pour la plupart d'entre eux, de véritables armées d'ingénieurs et de designers. Nous ne mettons pas en cause leurs compétences. Il se trouve simplement que notre objectif n'est pas le même. Leur but est de commercialiser des appareils qui produisent une marge bénéficiaire maximale, qui ne sortent pas des sentiers battus, qui aient plus ou moins le même son. Leur sonorité - à notre avis, et nous ne sommes pas les seuls à le dire - est très éloignée du son naturel. Leurs principaux arguments de vente sont d'ordre esthétique, et, le plus souvent, prétendument technique. Il ne suffit certainement pas de quelques chiffres de mesure pour rendre compte du degré de vraisemblance de la restitution sonore, mais c'est ce que l'on pourrait croire en lisant leurs documentations. Nous avons choisi une voie plus ardue, mais plus satisfaisante à de nombreux égards : "Ce n'est pas le chemin qui est difficile : c'est le difficile qui est le chemin".




2. Ecoute

2.1. Lorsque j'écoute de la musique folk ou country sur mon système avec l'ampli Invocation 01 (ou 02, ou 03), le chanteur a un accent nasal; je ne l'entendais pas sur mon précédent amplificateur ?

C'est normal : les voix sont fidèlement restituées par nos appareils, avec leurs particularités. Au demeurant, les Texans (et leurs émules éventuellement) ont rarement l'accent de Ménilmontant....



2.2. Je trouve que mon système manque d'équilibre avec votre amplificateur. Auparavant, j'avais beaucoup plus de basses ?

Faites attention à ne pas vous laisser influencer par des habitudes d'écoute. La plupart des instruments acoustiques ont bien moins de grave, mais aussi un grave bien plus " sec " et rapide, que ce que l'on entend sur la plupart des systèmes.

Si toutefois le manque était réel, par rapport à l'instrument, il faudrait avant tout réexaminer la position des enceintes acoustiques : éventuellement, les rapprocher du mur arrière ou des encoignures, par petites touches, et affiner à 5 cm près, voire moins. Un grave non réaliste et exagéré peut gâcher la restitution, il lui ôte sa clarté et sa vraisemblance.

2.3. Comment peut-on parler de naturel lorsqu'il s'agit de musique amplifiée ou synthétisée ?

La musique reste un " ensemble de sons agréables à l'oreille ". Les amplificateurs des musiciens ont été choisis par eux en fonctions de leur volonté esthétique. Il en est de même pour les sons synthétisés. Les reproduire fidèlement, et naturellement, c'est se conformer aux v½ux de l'artiste.



2.4. L'aigu de vos appareils n'est-il pas trop métallique ?

Si vous écoutez souvent des instruments acoustiques - ou dans des cabines de studio très bien équipées - vous constaterez qu'il est simplement juste. Bien sûr, une batterie rock ou jazz, c'est percutant et métallique .. Pour d'excellentes raisons !



2.5. Pourquoi d'autres marques ne se sont-elles pas lancées dans la fabrication d'appareils similaires aux vôtres quant à la sonorité ?

La façon de construire nos appareils est particulière, pour l'obtention du niveau de qualité souhaité : exigeante et délicate. Beaucoup de marques préfèrent la facilité.

Et nous avons aussi nos petits secrets...

2.6. Quelle est la catégorie d'auditeurs qui apprécie le plus vos appareils ?

Les mélomanes habitués au concert, et les musiciens, car ils possèdent davantage de points de repère, sont ceux qui reconnaissent le plus vite notre approche comme étant au plus près de la vérité musicale. Egalement, beaucoup d'amateurs de home cinema, surtout quand ils apprécient que leurs films " sonnent vrai ".

A plus ou moins longue échéance, tout auditeur peut à apprécier notre démarche. Après quoi, l'expérience a démontré qu'il lui sera difficile de revenir en arrière...

2.7. Les mos-fets ont la réputation d'avoir un son plutôt chaud et doux dans l'aigu, et mou dans le grave, avec un bon médium. Qu'en pensez-vous ?

Nous pensons que le vrai débat n'est pas là. La vraie question est : quel est l'appareil qui, globalement, est le plus proche de la vérité sonore ? Une guitare, un piano, un violon, ne sont jamais qualifiés de ; chaud en aigu, avec un bon médium, etc.... Pas plus que les sons de la nature, ou la parole, ou les bruits de la rue. Si le naturel de ces sons est bien restitué, si une interprétation musicale l'est aussi, alors on s'est approché de la vérité sonore... "et le reste est littérature...".



2.8. Est-ce que les chiffres concernant la distorsion ne sont pas les plus importants ?

Non. A moins d'atteindre des taux aberrants - et il serait bon de se poser la question des méthodes de mesure - qui seront de toute façon aisément détectés à l'oreille. En fait, si la mesure devait révéler une distorsion, et que celle-ci soit indétectable à l'écoute, pourquoi s'en soucier ? C'est un peu comme la vieille question : "si un arbre tombe et que personne n'est là pour l'entendre, fait-il du bruit ?", que l'on pourrait transposer en : "Si un arbre ne fait aucun bruit en tombant, et que votre seul souci est le bruit, alors, où est le problème ?"....



2.9. On prétend que certains appareils mettent mieux en valeur le rythme et le tempo de la musique que d'autres. Est-ce vrai ?

C'est tout à fait exact. De même que certains appareils peuvent donner l'impression que les musiciens jouent ou non ensemble, que tout est "en place" ou pas... Ce sont des éléments qui concourent au naturel de la restitution, mais ce ne sont pas les seuls. Par exemple, si le rythme et le tempo sont respectés, mais que les instruments ne sont pas physiquement à leur place, ou que les timbres des instruments ne sont pas naturels, alors la restitution ne saurait être convaincante...

Nous préférons envisager la restitution sonore comme un tout que l'on se doit de rendre harmonieux. C'est cette harmonie qui nous permet d'approcher la réalité musicale et sonore, ce qui est notre visée principale dans la conception des appareils.

2.10. On a pu parler d'"écoute intellectualisée" pour qualifier certains appareils. Qu'est ce que cela signifie ?

En général, c'est plutôt péjoratif - du moins dans l'acception ordinaire. La plupart du temps, cela désigne des appareils dont le rendu sonore est assez éloigné de la réalité, manquant de vie, de conviction. Ce qui ne s'applique guère à nos amplificateurs. Si vous regardez un film d'action avec une bande sonore réaliste et nos amplificateurs pour sonoriser votre home cinema, vous allez être surpris... Si "intellectualisé" signifie manque d'énergie, vous en aurez autant que souhaité - ou plutôt, autant que prévu par le réalisateur. Maintenant si "intellectualisé" signifie que nous avons utilisé notre intellect (mais ni plus ni moins que notre sensibilité) pour mettre au point nos appareils et approcher la vérité sonore, alors nous le revendiquons.




3. Technique

3.1. Vos appareils sont très dépouillés : pas de réglages de graves ou d'aigu, pas de balance. Pour quelle raison ?

Il s'agit d'un choix technique visant à obtenir la meilleure musicalité. Les réglages, même laissés au neutre, sont la cause d'une perte de qualité : le signal musical ne peut traverser des câbles, des soudures, des contacts, des composants.. sans être altéré. Le principal objectif de nos électroniques est de réduire autant que possible ces altérations.



3.2. Est-ce que le son de vos électroniques, plus net et plus clair que celui des autres appareils du marché, ne risque pas de fatiguer à la longue ?

C'est exactement l'inverse qui se produit : un grave exagéré et boursouflé, et de façon générale, une restitution dénaturée, sont fatigants pour l'oreille.. et pour le cerveau.

L'expérience démontre que nos appareils engendrent moins de fatigue lors d'écoute de longue durée que la plupart des appareils du marché. Nos sens et nos esprits sont faits pour percevoir des informations naturelles.

3.3. Vos appareils sont tous annoncés avec les mêmes spécifications techniques, quelle que soit leur place dans la gamme. Comment l'expliquez-vous ?

Les spécifications techniques données par nous le sont à titre indicatif ; elles ne reflètent pas (et ne peuvent refléter) l'essentiel : le degré de respect de la vérité musicale apporté par l'appareil. Cette vérité est davantage approchée lorsque l'on monte en gamme, par des moyens techniques dont les effets ne transparaissent pas dans les mesures classiques, mais sont évidents à l'écoute.



3.4. Vos appareils ont un aspect artisanal : ne pourriez-vous avoir une finition de type industriel ?

Nos appareils sont précisément cela : artisanaux ; prenons un exemple parmi d'autres : les cartes d'amplification sont des plaques de Teflon sans cuivre, comportant exclusivement des composants " discrets ", reliés entre eux par les pattes même des composants, ou par du fil conducteur soigneusement sélectionné. Ce type de montage conduit à un meilleur respect de la musique et du son que les assemblages classiques, mais pour être effectué correctement, il ne peut être réalisé qu'à la main.



3.5. Est-ce qu'une puissance de 40 W sous 8 Ohms (celle annoncée pour la gamme Invocation) ne risque pas d'être un peu juste sur mon système ?

Tout dépend : si vous avez des mini-enceintes à rendement faible, placées dans une très grande pièce, et que vous privilégiez l'écoute à fort niveau... mais il ne s'agit pas de conditions raisonnables. Dans la grande majorité des cas, la puissance de nos appareils est suffisante, y compris pour les applications home cinema. Du reste, ici encore les mesures ne suffisent pas : nos appareils actuels se sont montrés plus puissants à l'écoute que des amplificateurs annoncés comme capables de donner 200 W sous 8 Ohms.

Des modèles beaucoup plus puissants seront lancés très prochainement.

3.6. Est-il nécessaire d'avoir une pièce spéciale, étudiée et soigneusement aménagée pour faire fonctionner correctement vos appareils, éventuellement avec les sources et les enceintes que vous préconisez ?

Absolument pas. L'essentiel de nos écoutes - et celles de nos clients et auditeurs témoins - est réalisé dans des pièces de dimensions courantes, meublées de façon habituelle.

D'ailleurs, est-il indispensable d'adapter l'acoustique de votre salon si vous y installez un piano ? Si la musique est reproduite avec assez de véracité, elle trouvera à s'exprimer dans votre lieu de vie. Bien sûr, des cas extrêmes peuvent se présenter : par exemple, une pièce entièrement nue et vide, avec de grandes surfaces vitrées, ne sera guère favorable.. Pas plus d'ailleurs que pour un instrument de musique !

3.7. Vos amplificateurs sont-ils capables d'alimenter tous les types d'enceintes acoustiques ?

En principe oui. Ils ont été testés sur de très nombreux modèles, des enceintes classiques (pourvues de hauts-parleurs électrodynamiques), des panneaux électrodynamiques, orthodynamiques, électrostatiques, des rubans... Toutefois, la grande variété présente dans ce domaine ne permet pas d'être formel. En cas de doute, contactez-nous, ou faites un test.



3.8. En quoi le principe du montage " en l'air " sur une carte sans cuivre est-il un avantage par rapport aux montages classiques ?

Les montages classiques sont généralement effectués sur des cartes revêtues d'une couche de cuivre de 40 microns - exceptionnellement 80. De toute façon, c'est une couche trop mince pour conduire correctement des intensités élevées sans élargir beaucoup les pistes. Même les pistes destinées aux faibles intensités sont au final plates et larges. On a donc un conducteur qui est loin d'être optimum : le signal sera altéré de différentes façons. Il est constitué de fréquences variées, et donc susceptible de donner lieu entre autres à des effets de peau, et à des effets capacitifs.. L'effet de proximité n'est pas non plus négligeable. En fait, le conducteur idéal ressemblerait plutôt, géométriquement, à une patte de composant : de section cylindrique, il aurait un diamètre de 0,5 à 0,7 mm. L'autre avantage, c'est simplement l'homogénéité : il n'y a pas de rupture brutale de conduction entre le conducteur et les composants : à l'écoute, le son est plus naturel.



3.9. Pourquoi utiliser le bois comme matériau de fabrication des coffrets de vos appareils ?

En fait, - hormis l'avantage esthétique - le bois est techniquement intéressant : beaucoup de composants sont sensibles aux vibrations, et les coffrets métalliques habituels n'arrangent rien : ils ont tendance à résonner à des fréquences assez hautes, auxquelles l'oreille est très sensible, avec en plus des pics de résonance marqués à des fréquences bien déterminées.

Tout cela vient parasiter l'écoute, et une partie de ces effets néfastes se retrouve surimposée à la musique. Le bois - et en particulier le médium utilisé pour confectionner nos coffrets - est bien plus neutre, sa résonance est moins ponctuelle.. Du coup, l'écoute est plus claire. D'ailleurs, sur notre modèle haut de gamme Invocation 01, les capacités de l'alimentation sont montées sur un système de suspension de façon à minimiser les effets des vibrations.

3.10. En plusieurs endroits de vos appareils, des composants sont coulés dans le silicone. N'y a-t-il pas de risque qu'il s'enflamme ?

La conformité de l'appareil aux normes anti-incendie (qui sont incluses dans la norme CE) a été vérifiée par un laboratoire indépendant. D'ailleurs, le silicone est utilisé pour fabriquer les joints des portes coupe-feu...



3.11. Quelle est la durée de vie de vos appareils ?

La durée de vie théorique de nos appareils est de plusieurs dizaines d'années. Les premiers prototypes utilisant notre technologie ont maintenant plus de 10 ans et fonctionnent sans encombres (et avec la même musicalité). En fait, certaines particularités techniques de nos amplificateurs font que la durabilité des condensateurs équipant l'alimentation est considérablement accrue (ordinairement, leur durée de vie en conditions courantes n'excède pas 5 ans avant dégradation de leurs qualités auditives).



3.12. Que pensez-vous du critère de bande passante ? N'est-ce pas une donnée importante pour juger de la qualité d'un système ?

C'est un élément. Mais il n'est pas forcément significatif -entre autres à cause des méthodes de mesure. Un examen de la réponse impulsionnelle, par exemple, est souvent plus convaincant que celui d'une simple sinusoïde à fréquence variable. Mais il faut bien se dire ceci : au bout du compte, c'est l'écoute musicale et sonore qui importe. Rien ne remplace les écoutes prolongées réalisées par de nombreux auditeurs.



3.13. Pourquoi avoir donné la préférence aux transistors mos-fets comme composants de puissance de vos appareils ? Sont-ils forcément supérieurs aux bipolaires ?

En général, les transistors mos-fets sont intéressants, car ils montent en fréquence très facilement et sont bien plus aisés à piloter que les bipolaires. Ils ont également d'autres qualités, par exemple sur le plan thermique. Ensuite tout dépend des techniques mises en oeuvre. Disons qu'ils nous permettent d'obtenir une meilleure restitution du son et de la musique, plus nette et plus vraie. Si ce n'était pas le cas, nous emploierions une autre technologie. D'ailleurs, si nos recherches venaient à déboucher sur de meilleurs résultats avec des transistors bipolaires, nous changerions sans état d'âme.



3.14. Pensez-vous que l'on puisse concevoir un appareil musicalement parfait en le rendant parfait aux mesures ?

Non. D'ailleurs, de quelles mesures s'agirait-t-il ? Aucune mesure ou ensemble de mesures ne rendant vraiment compte du résultat sonore ou musical, il est tout à fait illusoire d'envisager cela. Quant à la perfection, (de même que l'absolu) nous pouvons l'attendre sans crainte d'être dérangés....



3.15. Quel est selon vous le meilleur type d'enceinte acoustique ? Plutôt conventionnel (électrodynamique), et dans ce cas avec quel système de charge acoustique : close, bass-reflex, ligne de transmission, ou plutôt électrostatique, ou autre ?

Ici comme ailleurs, la technique doit être envisagée comme un moyen, non comme une fin en soi. Si la restitution sonore est nette et paraît naturelle, alors on est sur la bonne voie. Tout dépend, pour une même technologie, des moyens mis en oeuvre, et de ceux employés pour la réalisation. Il existe des exemples de bons et de moins bons résultats avec des enceintes acoustiques de tous types. Tout au plus pouvons-nous dire que nos appareils permettront généralement de tirer parti au mieux des enceintes acoustiques, quel qu'en puisse être le mode de fonctionnement. Savoir si ce "au mieux" sera suffisant pour une restitution sonore convenable est une autre question, et c'est pourquoi nous préférons préconiser des enceintes, lorsque nos clients n'en possèdent pas ou désirent en changer, ou proposer de tester nos appareils sur leurs enceintes à ceux qui sont déjà équipés et ne souhaitent pas en acquérir de nouvelles.



3.16. Pourquoi les autres constructeurs ne fabriquent-ils pas des appareils simples, si cela apporte des avantages ?

Certains le font. La question est alors : tirent-ils vraiment parti des avantages obtenus ? Des circuits simples se révèlent souvent paradoxalement plus difficiles à mettre au point que des systèmes complexes, ou l'on multiplie les compensations. (ce qui permet d'avoir de bons résultats aux mesures, pas à l'écoute). Une fois franchi l'écueil de la mise au point, si l'on peut dire, élémentaire, il reste à faire en sorte que le circuit révèle son vrai potentiel sonore et musical. C'est, modestement, ce que nous sommes parvenus à faire, avec différents moyens dont certains sont originaux, voire exclusifs à nos appareils. Enfin, un circuit simple ne fonctionne bien que s'il est monté avec des composants de haute qualité et c'est ce que nous faisons, en les sélectionnant à l'écoute - il est beaucoup moins coûteux de multiplier les composants bon marché, sans sélection, pour obtenir de bons résultats aux mesures. Evidemment, l'écoute sera médiocre, mais les arguments "marketing" seront là...



3.17. Certains fabriquants d'amplificateurs mettent en évidence la taille des capacités d'alimentation, et leur valeur totale, pour vanter les qualités de leur produit et l'énergie dont il dispose. Est-ce important ?

La taille et la valeur totale des capacités de filtrage - qui constituent également de véritables réservoirs d'énergie pour l'appareil - ne sont certainement pas indifférentes. Mais ces données sont dépourvues de signification si l'on ignore la taille du transformateur, ses caractéristiques techniques, de même que celles du ou des ponts de diode de redressement. Le tout doit ensuite être mis en rapport avec les caractéristiques du circuit d'amplification. Et cela se complique de quelques subtilités, qui rendent les choses beaucoup plus complexes. Au final, cela demande une harmonisation avec la structure complète de l'appareil. En fait, annoncer ce genre de chose, c'est un peu comme donner la taille des pneus d'une voiture. Avec ce seul élément, on est bien avancé... Il faudrait décrire l'appareil en totalité, et encore. De toute façon, l'écoute doit trancher en dernier ressort.



3.18. Est-ce que les amplificateurs en classe A ne sont pas, par définition, les meilleurs. (Puisque ce sont des appareils « de première classe ! ») ?

En fait (désolé pour les techniciens, déjà avertis !) classe A ne signifie pas "Appareil de première classe". La classe A est le premier mode de fonctionnement inventé pour un amplificateur, d'où cette lettre, exprimant un ordre chronologique : on a ensuite décliné en classe B, C, etc...



3.19. A quoi correspond, techniquement, un amplificateur en classe A ?

Ce mode de fonctionnement se caractérise par le fait que les composants actifs (tubes ou transistors) sont en permanence en conduction, et parcourus par un courant de repos (qui est un courant continu) très important. Disons, pour fixer les idées, qu'un appareil pourvus d'un étage de sortie en classe A, d'une puissance de 50 Watts, va en dissiper le double, soit 100 Watts, de façon permanente (Par canal ! Soit 200 W de dissipation pour un 2x50 W). Ce qui, au passage, signifie, et une dissipation thermique constante, pas toujours bienvenue, surtout l'été, et un appareil volumineux, doté, pour les appareils à transistors, de vastes radiateurs, et enfin, une consommation électrique non négligeable. Sans oublier le coût de l'appareil lui-même : à puissance égale, un amplificateur en classe A est bien plus coûteux à fabriquer - et donc, bien plus coûteux à la vente . Ce sont là des inconvénients non négligeables.. D'ailleurs, il faut y ajouter ceci : à cause du courant très important réclamé par un étage de sortie en classe A, les concepteurs sont obligés de recourir à une alimentation stabilisée, voire régulée, ou - c'est un minimum - un filtrage avec une self. Faute de quoi, la distorsion et le bruit de leur amplificateur vont augmenter, proportionnellement au signal, quand celui-ci va décroître : plus la musique sera faible, plus elle sera distordue - or, les sons naturels reflètent exactement l'inverse, cette distorsion est donc extrêmement désagréable à l'écoute. Et une alimentation stabilisée, régulée, ou à filtrage par self, est délicate à mettre au point, si l'on veut conserver la rapidité et la dynamique de l'appareil. C'est un peu la quadrature du cercle...

Remarquons ici que beaucoup d'appareils, même s'ils ne fonctionnent pas en classe A au niveau de leurs composants de sortie, l'utilisent au niveau des transistors d'entrée et/ou des différents autres étages d'amplification. La raison en est qu'étant donné la faible consommation en courant de ces étages, on peut les utiliser ainsi sans inconvénient : c'est un moyen simple - dans le principe, pas dans son application ! - de maintenir une faible distorsion à l'écoute. Obtenir le même niveau de qualité de l'étage de sortie, sans utiliser la classe A, est un peu plus compliqué. C'est une difficulté que nous avons surmontée.

3.20. Puisque les amplificateurs ont un mode de fonctionnement désigné par une lettre, comment peut-il exister une classe « AB »  ?

En fait, la dénomination classe AB est une exception : elle est fondée, non sur un ordre chronologique (celui de l'invention d'un mode de fonctionnement), mais sur le fait qu'elle est techniquement intermédiaire. Pour expliquer ceci, il faut, après avoir examiné le fonctionnement en classe A, expliciter le mode de fonctionnement en classe B. La classe B consiste en ceci : les alternances positives et négatives du signal sont gérées par deux composants (ou deux groupes) de composants de sortie qui assument à tour de rôle la tâche. Chaque composant (ou groupe) de sortie est tour à tour électriquement fermé, ou en train de conduire sa « moitié de signal ». L'avantage de ce mode de fonctionnement est d'être très économe en énergie : le transistor ( ou le tube) de sortie n'est utilisé que pour autant qu'il est nécessaire. Autrement, sa dépense d'énergie est nulle. De plus, lorsqu'il conduit le signal, il n'est traversé que par celui-ci, et n'a pas à subir en même temps un courant de repos. L'inconvénient, c'est qu'à chaque passage au neutre (autrement dit, au 0 Volt de signal), on a, par définition, un composant qui se ferme tandis que l'autre s'ouvre électriquement. Les composants n'étant pas parfaits, il se produit un « pic de commutation » : la distorsion augmente de manière rédhibitoire lors du franchissement de cette « frontière ». Cette distorsion spécifique est appelée distorsion de croisement. Afin de minimiser ce problème, on applique un courant de repos : un courant continu qui traverse en permanence les transistors, afin d'éviter les pics de commutation, en les maintenant toujours en conduction. Ce courant est toutefois plus faible, d'un ou plusieurs ordres de grandeurs, que sur un amplificateur en classe A.On est donc dans un système intermédiaire entre classe A et classe B, d'où le nom de classe AB.



3.21. Est-ce qu'un amplificateur est ou n'est pas en classe A, ou bien existe-t-il une gradation ?

En fait, la règle - qui indique une dissipation égale au double de la puissance de sortie, si l'on veut parler de classe A - n'est qu'une bonne approximation. La réalité, comme souvent, est un peu plus complexe. En fait, beaucoup de facteurs peuvent intervenir : par exemple, l'impédance des enceintes, mais aussi⤦ le marketing : il est tentant pour certains constructeurs de proclamer que leur appareil fonctionne en classe A, même si ce n'est le cas que jusqu'à la moitié, voire au quart ou moins, de sa puissance maximale. Dans le même esprit, il a existé - et il existe - quantité de montages qui se réclament comme étant des « pseudo » classe A, (une bonne douzaine de noms et peut être plus) qui doivent censément en être.. sans en être. Voilà qui rappelle un peu une publicité pour une boisson gazeuse. Ce n'est pas notre approche : nos appareils actuels fonctionnent en classe AB.



3.22. Qu'est-ce qu'un amplificateur en classe AB ?

Un amplificateur en classe AB se distingue d'un classe A en ceci : les composants de sortie, quoique toujours "ouverts", c'est à dire conduisant en permanence un courant, comme en classe A, durant le fonctionnement de l'appareil, ont un courant de repos très faible par rapport à la classe A, couramment de l'ordre de 2 à 5 Watts environ pour 50 Watts en sortie.



3.23. On dit parfois que les amplificateurs en classe A sont les plus performants. Est-ce exact ?

A notre sens, cela n'est pas toujours vrai : on peut faire très bien "sonner" un amplificateur en classe AB : c'est le cas des nôtres, écoute à l'appui. Alors qu'en est-il ? A notre avis, la plupart des avantages sonores prétendument liés à la classe A dépendent de facteurs auxquels on peut s'attaquer autrement : l'influence de la température sur les composants ( la "distorsion thermique" ), ou encore des problèmes liés à la réactivité des alimentations devant des demandes en courant soudaines et importantes. Ces aspects, nous les avons maîtrisés dans nos appareils, quoique par des moyens techniques différents. Toutefois, si nos recherches devaient nous conduire à obtenir des résultats meilleurs sous certains aspects ( ou mieux sur tous !) avec la classe A, nous proposerions des appareils dotés de ce mode de fonctionnement. Mais ils seraient inéluctablement plus coûteux à la fabrication et à la vente, et existeraient en parallèle avec notre gamme actuelle, qui fonctionne déjà mieux que la plupart des « classe A » existants.



3.24. On dit qu'un amplificateur en classe A génère moins de distorsion qu'un amplificateur en classe AB. Est-ce exact ?

Les deux principales formes de distorsion contre lesquelles la classe A est censée immuniser un amplificateur sont la distorsion de croisement et la distorsion thermique. En ce qui concerne la distorsion thermique, le cas est relativement clair : le fait que les composants de sortie soient en permanence maintenus à une température élevée leur évite d'être sujets à de fortes variations de leurs caractéristiques, en fonction du signal musical. C'est tout particulièrement vrai pour les tubes, étant donné les températures atteintes. Ceci dit, nous avons nos techniques propres pour maîtriser ce type de problème sur un amplificateur en classe AB. Pour la distorsion de croisement, on peut envisager deux cas de figure : s'il s'agit d'un ampli travaillant avec un étage de sortie dit push-pull, c'est à dire où deux composants ou ensembles de composants gèrent tour à tour les alternances positives et négatives du signal, le courant de polarisation élevé est censé éviter ce type de problème. Concernant les appareils dits single-ended - où un seul composant ou ensemble de composants de sortie gère la totalité de l'onde du signal - la distorsion de croisement est absente par définition. De là à conclure que le single-ended classe A est le seul bon amplificateur, il y a un pas que nous ne franchirons pas : ces appareils comportent d'autres inconvénients.

Quoi qu'il en soit, nous estimons avoir maîtrisé également la distorsion de croisement sur nos appareils en classe AB. De toute façon, force reste à l'écoute. C'est l'élément prépondérant qui nous permet de penser que notre démarche est la bonne.

3.25. Les amplificateurs de classe D ( ou amplificateurs numériques ) sont très en vogue actuellement. Ont-ils un réel intérêt  ?

Pour nous, les amplificateurs numériques sont surtout remarquables du fait de leur rendement très élevé ( certains revendiquent des rendements de 90 % et plus). Ce rendement a pour corollaires, proportionnellement à la puissance de sortie, une faible consommation électrique, et donc une alimentation secteur de faible puissance, légère de surcroît, ainsi qu'un faible dégagement de chaleur, d'où des radiateurs de petite taille. Si vous voulez une machine capable de fournir 400 Watts par canal pour un poids d'à peine 10 kilos, ne cherchez plus. En revanche, la qualité restituée par ces appareils nous paraît sujette à caution. On a pu dire qu'un amplificateur analogique ( par exemple, fonctionnant en classe A ou AB, par opposition aux appareils numériques) n'était pas parfait, à cause de certaines distorsions. Eh bien, on pourrait ajouter que l'amplificateur numérique, lui, est parfait, mis à part d'autres distorsions...

Beaucoup plus gênant, il semble que ces distorsions, peu évidentes à démontrer par les mesures classiques, soient en revanches aisément caractérisables à l'écoute. De plus, n'oublions pas cette donnée fondamentale en matière de fonctionnement numérique : plus le niveau du signal diminue, et plus la distorsion augmente. Or, l'augmentation de distorsion correspond à la fabrication d'harmoniques, des harmoniques indésirables en l'occurrence. Les sons naturels, qu'il s'agisse d'une voix, d'un chant d'oiseau, ou d'un instrument de musique, se comportent exactement à l'inverse : plus le niveau sonore s'élève, plus le son s'enrichit en harmoniques. Les systèmes numériques ont donc un comportement dans ce domaine qui va à l'encontre du fonctionnement et de l'éducation de notre système nerveux. Lequel, d'ailleurs, reçoit ses informations de l'oreille interne, où la chaîne de transmission mécanique du son jusqu'au nerf auditif conduit exactement au même type de phénomène : la génération d'harmoniques, augmentant avec le volume sonore, et que notre cerveau est éduqué à ignorer. Il n'est donc pas étonnant que les formats du type DVD-Audio ou SACD puissent présenter un intérêt : ils sont censés améliorer les performances d'écoute par rapport au CD. Celui-ci devait être parfait, nous savons maintenant ce qu'il en était. La définition de ces nouveaux formats est, elle, en théorie, plus que suffisante, mais tout conduit à penser qu'en pratique, elle serait plutôt à peine suffisante...

3.26. Les amplificateurs de classe B ont-ils un intérêt en matière de reproduction sonore ?

Non. Le principe même de la classe B proprement dite conduit à une distorsion si spectaculaire à l'écoute (la distorsion de croisement) que ces applications sont exclues. En revanche, il est arrivé qu'elle puisse avoir une utilité marketing : au début des années 80, une marque d'appareils grand public démontrait dans une plaquette publicitaire l'avantage de ses circuits «  pseudo classe A », en comparant la photo d'une sinusoïde issue de leur appareil et celle d'un amplificateur en classe B. C'était imparable : en classe B, les pics de commutation étaient presque aussi hauts que la sinusoïde, alors que leur appareil ne montrait pas le moindre défaut en sortie. La plaquette se gardait bien de préciser que n'importe quel appareil, en classe A ou AB, même très basique, en ferait autant, alors que le signal du classe B, servant de repoussoir, était celui d'un circuit que l'on utilise comme système de commande d'automatismes.

De plus, si une simple sinusoïde suffisait à prouver les qualités d'un amplificateur, il y a longtemps que l'appareil parfait existerait...

3.27. Que pensez-vous de l'utilisation du format 5.1 (ou 6.1, ou 7.1) pour la restitution musicale.

Nous avons tendance à préférer une écoute en 4.0, c'est à dire avec 2 enceintes avant et 2 enceintes arrières, si possible identiques, ou au minimum avec les même caractéristiques de timbre (donc appartenant à une même gamme) et capables de restituer le grave sans l'adjonction d'un caisson.

Pour aller plus loin, l'approche de M. David CHESKY, (M. CHESKY est musicien, dirige sa compagnie de disques, nommée Chesky Records, et est un orfèvre de la prise de son), qui préconise le 6.0 (soit 2 canaux avant, 2 arrières, et 2 canaux situés latéralement à 55° en avant de l'auditeur) nous paraît très intéressante. Nous escomptons d'ailleurs tester prochainement ce type d'installation.


4. Home-cinema

4.1. La restitution des bandes son des films - le home cinema - ne réclame-t-elle pas des appareils spécialement conçus ?

Si l'on veut reconstituer fidèlement les ambiances et les bruits, entendre correctement les dialogues avec toutes leurs nuances, s'approcher le plus possible de ce qu'a voulu le réalisateur, alors nos appareils sont les mieux placés pour le faire. Les amplificateurs dédiés au home cinema sont le plus souvent étudiés pour paraître flatteurs, en exagérant les effets. L'ambiance n'est pas naturelle, le grave trop présent - souvent omniprésent, l'aigu est adouci - ou exagéré, ce qui ne vaut pas mieux. Ici comme en musique, nous préférons rechercher la vérité plutôt que la facilité. De plus, nos appareils, de par leur conception, permettent d'obtenir une intelligibilité exceptionnelle, même lorsqu'un son très puissant est associé à d'autres très ténus, et même infimes : tout " reste en place ", tout est naturel et clair.



4.2. lorsque je regarde "2001, l'odyssée de l'espace" je n'entends pas le bruit du vaisseau spatial. Est-ce normal ?

Oui. Le vide de l'espace ne peut transmettre les sons... mais pour les besoins de la mise en scène, on peut décider qu'il en est capable, comme c'est le cas dans de nombreux autres films de science-fiction. On pourrait appeler cela une licence poétique...



4.3. Ne vaut-il pas mieux avoir un amplificateur Home Cinema avec un décodeur intégré 5.1 (ou 6.1, ou 7.1) plutôt qu'un système à décodeur séparé, ou intégré au lecteur DVD  ?

La proximité de l'amplificateur et du décodeur, contenus tous deux dans un même châssis, devrait être un atout pour les amplificateurs à décodeur intégré ; en fait, c'est l'inverse qui se produit. Pour qu'un décodeur intégré à l'amplificateur fonctionne au mieux, il faudrait tout d'abord que les alimentations soient séparées - car elles ont des exigences et des fonctionnement différents : l'alimentation de la section amplification de puissance réclame beaucoup d'énergie, elle est fortement sollicitée par des appels de courant importants. Celle du décodeur, bien moins gourmande en puissance, réclame stabilité et - à un haut degré -subtilité. En pratique, sur un appareil à décodeur intégré, celui-ci est alimenté de façon annexe par rapport à la section de puissance. Nous sommes loin du compte : les influences réciproques entre la partie amplification de puissance et la partie décodage sont forcément importantes. On peut bien dire réciproques, puisqu'une forte demande en énergie sur la section de puissance va influer sur le décodage, lequel va répercuter ce problème sur la sortie de puissance en lui fournissant un signal distordu, et ainsi de suite.

La situation est, en principe, meilleure pour un décodeur intégré à un lecteur, pour peu que les alimentations des sections de lecture et de décodage soient suffisamment indépendantes : les demandes en courant d'un lecteur, quoique non négligeables, ne sont pas du même ordre que celles d'un amplificateur de puissance à fort volume.

Evidemment, au vu de ce qui précède, l'idéal est de disposer d'un décodeur situé dans un châssis indépendant, pourvu de sa propre alimentation - ce qui permet aussi de minimiser les influences par rayonnement.

En fait, on retrouve un peu la situation qui prévalait pour les amplificateurs à entrée numérique - c'est à dire à convertisseur numérique/analogique intégré - qui étaient mis en avant par les grands constructeurs voici une quinzaine d'année : l'idée paraissait bonne, les résultats étaient décevants. Les lecteurs à convertisseur intégré - majoritaires sur le marché - sont plus performants à l'écoute. Enfin, la plupart du temps, les meilleurs résultats sont obtenus avec des convertisseurs séparés : il s'agit de la même logique.

4.4. Ne vaut-il pas mieux avoir une installation 7.1 plutôt que 5.1 ? (Ou 6.1 plutôt que 5.1 ...) ?

Nous ne sommes pas partisans de la multiplication des canaux per se - pour l'amour de l'art, en quelque sorte. En fait, tests et démonstrations à l'appui, nos appareils fonctionnent déjà mieux en 4.0 (Eh oui, 2 enceintes avant, 2 enceintes arrières, rien de plus !) que la plupart des systèmes 5.1, 6.1, 7.1 du marché. Les canaux supplémentaires doivent être employés en fonction du besoin réel, avec discernement.



4.5. La présence du caisson de grave n'est-elle pas impérative dans un système Home Cinema  ?

A notre sens, le .1 (autrement dit, le caisson de grave, dans un système 4.1, 5.1) n'est utile que si les voies principales et arrières ont déjà un manque d'extrême grave dans la pièce concernée. De plus, pour bien faire, on devrait passer en .2 : il faudrait un caisson de grave par enceinte avant, judicieusement placé de surcroît. L'idéal étant que chaque caisson soit situé sous l'enceinte ! Faute de quoi, l'image sonore a tendance à s'évanouir ( on entend alors chaque enceinte au lieu d'un tout homogène) ou à se « polariser » vers le caisson. De toute manière, si durant des décennies, les systèmes d'enceintes dits « triphoniques » sont restés relativement marginaux auprès des mélomanes, il y a des raisons. Celles-ci sont liées à des questions de phase - le grave en dessous de 100 Hz environ est certes omnidirectionnel, mais la question de sa synchronisation avec le reste du signal n'est pas indifférente. Avec 2 enceintes, c'est déjà délicat, alors avec 4, 5 et plus - mais aussi à des problèmes d'harmoniques. En effet, même si on ne confie à un caisson de grave que les fréquences inférieures à, par exemple, 30 Hz, il va forcément générer des harmoniques, donc des fréquences multiples de celles reproduites, en quantité plus ou moins grande, en fonction de son degré de mise au point, des matériaux employés, et de nombreux autres facteurs. Ces harmoniques peuvent monter haut en fréquence, et « dénoncent » fatalement la présence du caisson - surtout s'il est placé à l'écart des enceintes, par exemple pour des raisons d'esthétique



4.6. Est-ce que la voie centrale - généralement placée sous l'écran - n'est pas indispensable en Home Cinema ?

La voie centrale est parfois un mal nécessaire. Expliquons-nous : sa fonction essentielle est d'apporter la sensation que les dialogues proviennent de l'écran, même si l'on regarde le film depuis une position décentrée à gauche ou à droite par rapport à celui-ci. Et effectivement, cela empêchera la sensation d'avoir la voix des acteurs provenant de l'enceint avant droite, ou gauche. En revanche, l'enceinte centrale détruira en tout ou partie l'effet stéréophonique sur l'avant. Autrement dit, les voix viendront toutes du même point ou quasiment, au lieu de provenir des positions des acteurs, et cela, même pour une personne idéalement placée au centre ou à proximité de celui-ci.

Dans un cinéma, où les impératifs financiers obligent à proposer un maximum de places aux spectateurs, l'enceinte centrale est quasi indispensable. Dans votre salle de home cinema, en revanche, si les spectateurs s'installent dans la même zone où ils pourraient profiter d'une écoute musicale avec une image sonore correcte, alors le spectacle sera meilleur - plus réaliste - en faisant taire l'enceinte centrale.

Quoi qu'il en soit, si l'on s'assoit à proximité immédiate d'une enceinte - l'arrière gauche par exemple - c'est surtout celle-là que l'on entendra. Autant rester dans une zone d'utilisation « raisonnable » du système.

4.7. Les blocs monophoniques que vous projetez de réaliser seront-ils « spéciaux pour le home cinema » au niveau de leur sonorité ou de leurs spécifications techniques ?
Pour nous, cela n'a pas lieu d'être. Un amplificateur convenablement réalisé doit pouvoir traiter avec un égal bonheur tous les types de modulation. Que signifierait : « plus naturel que naturel » ? Ces appareils seront donc tout aussi aptes à reproduire la musique, que le son d'un film. Le fait de disposer d'un bloc de puissance par enceinte - avec chaque canal doté de sa propre alimentation - peut en faire le choix d'un amateur de home cinema, mais aussi d'un mélomane.

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